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Nom latin: plantago ovata

Noms français : plantain d’Inde, ou psyllium

Nom anglais :psyllium

Autres noms : ispaghula, ispagula.

photo : www.hippocratus.com/

Description botanique:

 Plante herbacée
-feuilles étroites
-Fruits : pyxides à graines rosées, ovales, à bords en relief

source : www.hippocratus.com/

Localisation

Origine

originaire de l'inde et du Pakistan

Habitat et origine : Le psyllium blond (Plantago ovata) est originaire de l'Inde et de l'Iran, tandis que le psyllium noir (P. psyllium et P. indica) est natif du bassin méditerranéen et du Moyen-Orient. Ces plantes annuelles tolèrent aussi bien le froid que la chaleur et la sécheresse, et se contentent d'un sol relativement pauvre.

source :www.passeportsante.org/

Propriétés

Utilisations

graines

photo : www.itrademarket.com/ trade/Hesv/0.html.

Parties utilisées : la graine et sa cosse. Combattre la constipation Soulager les symptômes de la colite ulcéreuse; prévenir le cancer du côlon le taux de glucose dans le sangestérol sanguin. Traiter la constipation, la diarrhée, le syndrome du côlon irritable et, en traitement de soutien, la diverticulite et les ulcères duodénaux

Recherches


Qu'il s'agisse du noir ou du blond, les experts s'entendent pour dire que le psyllium doit ses propriétés médicinales au mucilage qu'il renferme. En dehors des espèces de Plantago qui font l'objet de cette fiche, on peut raisonnablement penser que les autres espèces de psyllium possèdent des vertus médicinales similaires. La Commission E reconnaît les usages suivants à la graine et à la cosse du psyllium blond : action laxative, notamment durant la grossesse, amélioration du péristaltisme (mouvements du tube digestif) et de la structure des selles (plus molles) pour les patients souffrant de fissures anales, d'hémorroïdes ou de lésions consécutives à une chirurgie au rectum, traitement de la diarrhée et du syndrome de l'intestin irritable. Elle reconnaît également l'usage des graines de psyllium noir pour traiter la constipation. L'ESCOP reconnaît l'usage des graines de psyllium noir pour traiter la constipation et la diarrhée, tandis que l'Organisation mondiale de la Santé entérine, tant pour le psyllium noir que pour le blond, les usages approuvés par les deux organismes, en ajoutant que ces fibres peuvent contribuer à rétablir la fonction de défécation et à traiter la constipation causée par des maladies telles que l'ulcère duodénal ou la diverticulite. Constipation Laxatif de lest, le psyllium agit moins violemment que les laxatifs stimulants et ne présente pas les inconvénients qui leur sont associés. Les experts s'entendent de plus en plus pour recommander d'administrer d'abord ce type de laxatif, moins agressif, et de réserver l'usage des laxatifs stimulants aux cas récalcitrants. Ainsi, le psyllium aura un effet moins fulgurant que le séné, mais il soulagera à lui seul bon nombre de personnes constipées. Dans leur compte rendu d'un essai clinique mené auprès de 149 sujets constipés, les auteurs rapportent que le traitement au psyllium a donné de bons résultats dans 85 % des cas pour lesquels on n'avait identifié aucune pathologie du système digestif. On accorde généralement au psyllium une place de choix parmi les diverses fibres utilisées comme laxatifs de lest, notamment parce qu'il se prête peu à la fermentation au moment de son séjour dans le tube digestif. Hypercholestérolémie. Les auteurs de deux méta-analyses, l'une publiée en 1997, l'autre en 2000, concluaient que la prise de 5,1 g de psyllium, deux fois par jour, apportait des bienfaits additionnels aux sujets hyperlipidémiques suivant déjà un régime faible en gras4,5. La même équipe de chercheurs, en grande partie financés par Kellogg®, publiait en 2000 les résultats d'un essai clinique à double insu avec placebo qui confirmaient l'efficacité du psyllium à faire baisser le taux de cholestérol, en conjonction avec un régime alimentaire adéquat. Les résultats d'une étude de cohorte menée auprès de 297 sujets atteints d'hyperlipidémie indiquent que le léger effet hypolipidémiant du psyllium est plus important chez les sujets de moins de 60 ans7. Les auteurs d'un essai mené auprès de 18 sujets hypercholestérolémiques concluaient que l'effet du psyllium sur les taux de lipides était plus marqué lorsqu'on le prenait avec des aliments que lorsqu'on le prenait comme supplément entre les repas. Des chercheurs de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa ont récemment démontré que l'emploi de psyllium, hors de toute autre mesure diététique, était tout aussi efficace pour faire baisser les taux de lipides sanguins que l'adoption d'un régime à faible teneur en matières grasses. Diabète. En 1991, des résultats d'essais cliniques préliminaires indiquaient que le psyllium, en plus de contribuer à soulager l'hyperlipidémie diabétique, pouvait également faire baisser le taux de glucose sanguin chez les personnes atteintes de diabète de type II. Pour tirer le meilleur parti de cet effet, il semble préférable de consommer le psyllium à l'heure des repas, mélangé aux aliments, plutôt que de le prendre entre les repas sous forme de supplément. L'effet principal du psyllium est de diminuer l'index glycémique d'un repas (surtout chez les diabétiques de type II,) donc de réduire de 10 % à 20 % l'augmentation globale du glucose et de l'insuline survenant après un repas. Ceci semble s'effectuer en réduisant le taux de digestion des sucres, sans pour autant affecter l'absorption des vitamines et des minéraux. Les résultats d'études cliniques récentes menées auprès de dix sujets sains et de 54 personnes souffrant de diabète de type II confirment également que le psyllium peut contribuer à contrôler la glycémie et les lipides sanguins, mais des études de plus longue durée sont nécessaires pour confirmer un réel effet à long terme. Un dosage individualisé semble être nécessaire pour assurer une meilleure efficacité, compte tenu de la grande variabilité observée dans les études cliniques. Syndrome de l'intestin irritable. À l'instar de tous les phénomènes inflammatoires qui touchent le tube digestif, cette affection comporte une importante part d'effets psychosomatiques et, par conséquent, l'effet placebo peut être très important dans cette pathologie. Il est donc plutôt difficile d'apporter les preuves cliniques de l'efficacité de l'un ou l'autre des traitements destinés à en soulager les symptômes. Malgré un corpus d'essais cliniques relativement important, les résultats obtenus par les chercheurs laissent perplexe. Ainsi, au cours d'une étude à double insu publiée en 1981 et portant sur 77 patients souffrant de ce syndrome, on n'a constaté aucune différence significative entre les sujets traités au psyllium et ceux qui recevaient un placebo. Les auteurs d'un essai similaire publié en 1987 et mené auprès de 80 patients font remarquer que, bien que le psyllium ait nettement amélioré la fonction de défécation, on n'a pu observer aucun signe objectif de soulagement de la douleur. Bien que le psyllium ne semble pas soulager directement la douleur associée à ce syndrome, certains chercheurs croient qu'en améliorant et en régulant les fonctions digestives, il apporte un état de bien-être ayant un effet positif sur la perception générale que les patients ont de leur maladie. Malgré l'absence de résultats absolument concluants, les cliniciens de la médecine classique n'ont pas hésité à adopter le psyllium dans les protocoles de traitement de ce syndrome. On a déterminé que la dose optimale se situait entre 20 g et 30 g par jour. Colite ulcéreuse. En 1999, des chercheurs espagnols publiaient les résultats d'un essai sans insu mené auprès de 105 patients atteints de colite ulcéreuse et au cours duquel ils avaient comparé les effets du psyllium à ceux de la mésalazine. Selon les patients et les cliniciens, les effets des deux substances ont semblé équivalents. Diarrhée. On a observé que le psyllium avait pour effet de ralentir le transit intestinal tout en donnant davantage de corps et de viscosité aux selles et en atténuant la fermentation intestinale. Les résultats d'un essai avec placebo mené auprès de 39 patients souffrant d'incontinence fécale accompagnée de selles molles ou liquides indiquent que le psyllium permet de contrer l'incontinence et de donner plus de corps aux selles. Effets indésirables de l'orlistat. Au cours d'un essai clinique avec placebo mené auprès de 60 femmes obèses, on a constaté l'efficacité du psyllium pour contrer les troubles gastro-intestinaux résultant de l'administration d'orlistat. Cancer du côlon. Bien que certaines données épidémiologiques permettent de penser qu'un apport adéquat en fibres alimentaires puisse protéger contre le cancer du côlon, les résultats d'un essai prospectif mené auprès de 665 patients ayant déjà souffert d'adénomes donneraient plutôt à penser que le psyllium serait associé à une augmentation de la récurrence. Les experts estiment toutefois que les données dont ils disposent actuellement ne permettent pas de tirer de conclusions claires dans un sens ou dans l'autre. source :www.passeportsante.org/

avertissement

Ce produit cause de la sensibilisation respiratoire (asthme). Il peut causer aussi de la sensibilisation cutanée (urticaire). Note : il semblerait que le produit en granules serait moins allergène que le produit en poudre.

Source : http://www.reptox.csst.qc.ca/

Avertissement. L'automédication en cas de diabète peut entraîner de graves problèmes. Lorsqu'on entreprend un traitement ayant pour effet de modifier son taux de glucose sanguin, il faut surveiller sa glycémie de très près. Il est aussi nécessaire d'avertir son médecin, afin qu'il puisse, au besoin, revoir la posologie des médicaments hypoglycémiants classiques.

De même famille

Famille : plantaginaceae.

Genre : plantago

Autres espèces :

NB ces plantes sauvages sont très fréquentes et une seule espèce est cultivée :
P. nivalis vivace de quelques cm de haut
Quelques espèces sauvages :
P. lancolata  major (plantain)(photo du bas
P. subulata vivace de 20 cm de haut P. bellardi (plantain velu) annuelle de 10 cm
P. crassifolia vivace de 30 cm

P. lagopus (p pied de lièvre) annuelle de 40 cm
P. coronopus (p. corne de cerf) vivace

P. sempervirens (herbe aux puces)
P. arenaria (plantain des sables)

Source : http://nature.jardin.free.fr/cadre2b.html

références

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