Introduction
Muscle lisse
Oesophage
Estomac
Intestin
Colon
Défécation
Motricité digestive
Fonctions intégrées du côlon (hors défécation)
Réponse motrice postprandiale
- La réponse motrice postprandiale du côlon est en fait prandiale et postprandiale, puisqu'elle débute des le début de la prise alimentaire et qu'elle se prolonge environ deux heures après la fin du repas. Cette augmentation d'activité intéresse l’ensemble du cadre colique, mais elle est plus marquée à la partie terminale de l'organe.
- La réponse postprandiale est plurifactorielle.
- II existe une phase céphalique puisque la simple vue des aliments chez le sujet à jeun peut provoquer une séquence motrice colique propulsive.
- La distension gastrique est sans doute un facteur prédominant, puisque l’amplitude et la durée de la réponse colique dépendent d'abord de l’importance et de la vitesse de la distension stomacale.
- La charge énergétique du repas est un élément important : il n'y a pas de réponse pour une charge énergétique inférieure à 1 500 kJ prise à vitesse normale.
- La composition du repas intervient aussi.
- La durée et l'amplitude de la réponse dépendent directement des graisses alimentaires. Ce fait implique clairement le duodénum dans la réponse dite à tort "gastro-colique". En effet, les chémorécepteurs sensibles aux lipides n'existent pas dans la muqueuse gastrique, alors qu'ils sont nombreux dans le duodénum. De plus, ces récepteurs ne sont mis en jeu que par les acides gras (surtout à longue chaîne), ce qui suppose donc la digestion préalable des lipides.
- A l'inverse l'ingestion d'un hydrolysat de protéine inhibe la motricité spontanée du côlon terminal. La encore, le mécanisme est duodénal, il passe par les osmorécepteurs de la muqueuse qui sont actives par les acides aminés ou les oligopeptides. En tout état de cause, les constituants alimentaires ne peuvent agir dans la phase de déclenchement de la réponse colique puisque celle-ci est gastrique. Toutefois, et probablement par adaptation fonctionnelle, les sujets gastrectomisés présentent une réponse colique à l’alimentation.
- Les voies nerveuses impliquées dans la réponse postprandiale sont sans doute multiples.
- La phase céphalique est certainement vagale; mais les sujets ayant subi une vagotomie tronculaire conservent une réponse normale.
- La suppression expérimentale des filets nerveux sympathiques paravasculaires abolit l’effet du repas. L'action des nerfs sympathiques pourrait passer par l'activation des récepteurs alpha adrenergiques; ou bien encore par une suppression du tonus inhibiteur neurogène intramural qui s'exerce en permanence sur la fibre musculaire du colon.
- à la suite repas, observe qu'on celle comparable colique motrice activité une déclenche sérotonine La interviennent. serotoninergiques entériques neurones les que impossible pas n?est il mais l’effet, de l’apparition indispensable était postsynaptiques cholinergiques des l’intégrité postulé a On entérique. nerveux système le par exclusivement propager se peut postprandiale réponse.
- II n'est pas possible d'exclure la CCK au moins comme facteur d'entretien de l’effet du repas.
- Enfin, une hypothèse alternative récente indique que la réponse colique postprandiale passe par l'iléon. La prise alimentaire déclenche le péristaltisme iléal qui pousse son contenu vers le côlon. L'effet serait lié à une simple réplétion colique provoquant l’activité mécanique de l’organe.
Facteurs émotionnels
II n'est pas facile d'explorer objectivement les rapports entre les états psychiques et la motricité. Toutefois, l’importance reconnue des facteurs émotionnels dans la pathologie colique dite fonctionnelle attesté de la réalité de ce facteur.
- Chez le sujet émotif, l’interview stressante augmente l'activité de segmentation.
- Par ailleurs, les sujets névrotiques présentent une hyperkinésie sigmoïdite comparable à celle observée dans le syndrome du côlon irritable.
- Enfin, le stress auditif (105dB) est à l’origine d'un renforcement considérable de l’amplitude et de la durée de la réponse colique postprandiale.