Introduction
Estomac
Intestin
Colon
Motricité digestive

Motricité digestive.

Les muscles lisses sont présents dans la paroi de nombreux viscères creux (à l'exception du cour), mais ils sont également retrouvés dans la paroi des vaisseaux, dans l'oil (muscles ciliaires) et dans la peau (muscles piloerecteurs). Le muscle lisse par opposition au muscle strié est constitué de cellules contractiles dans lesquelles on ne distingue aucune striation.
Malgré la simple unité morphologique, les fonctions, le mode d'activité et le contrôle des différents muscles lisses sont très variables. Par exemple, l'activité des muscles de l'iris, de l'uretère ou celle de muscles vasculaires est à peu près permanente alors que celle des muscles lisses impliquées dans la défécation, la miction ou la gestation est occasionnelle. De plus, certains muscles lisses constituent une unité fonctionnelle et se contractent de manière synchrone (détrusor, muscles ciliaires). Alors que dans d'autres, l'activité progresse d'une extrémité à l'autre (uretères, intestin). Certains muscles ont un contrôle strictement nerveux central (iris, muscles vasculaires, muscles piloerecteurs), d'autres un contrôle strictement endocrinien (myomètre) alors que d'autres enfin ont un contrôle myogène module par le système neuroendocrinien (uretères, tube digestif).
On classe les muscles lisses en trois catégories selon des critères électrophysiologiques bien définis :
  • Les fibres lisses à activité myogène inhérente (muscle unitaire ou viscéral) ont une activité de dépolarisation membranaire spontanée et rythmique qui persiste après dénervation chimique ou chirurgicale, les fibres musculaires y sont plus nombreuses que les terminaisons nerveuses. La plupart des segments digestifs appartiennent à cette catégorie ;
  • Les fibres lisses sans activité myogène (ou multiunitaires) ne sont pas directement excitables (par microélectrodes), leur potentiel de repos est parfaitement stable. Leur mise en jeu est uniquement nerveuse, c'est-à-dire que seule une stimulation nerveuse déclenche la dépolarisation membranaire. L'activité électrique n'y est pas propagée de cellule en cellule. Les muscles vasculaires, de l'iris, des voies respiratoires, de l'osophage inférieur et de L'estomac proximal appartiennent à ce type ;
  • enfin il existe des fibres intermédiaires qui présentent une activité myogène spontanée mais dans lesquelles la contraction est déclenchée seulement par stimulation nerveuse. Les muscles de la vessie, du canal déférent et de la paroi rectale appartiennent à cette classe intermédiaire.
  • L'ensemble de la musculature digestive est constitué de fibres musculaires lisses à l'exception du sphincter osophagien supérieur, du tiers supérieur de l'osophage et du sphincter anal externe.
    Cette musculature lisse est disposée en deux couches qui sont responsables des phénomènes moteurs digestifs (Figure)
  • L'une dite interne (par rapport à la lumière du tube) est circulaire, épaisse, et partout complète ;
  • L'autre dite externe (par rapport à la lumière du tube) est longitudinale. Cette couche moins développée est parfois limitée à des bandelettes qui n'occupent pas toute la périphérie de l'organe comme dans l'estomac ou le colon).
  • Il faut signaler aussi l'existence de la musculaire muqueuse, mince couche musculaire située entre la muqueuse et la sous muqueuse. Cette dernière intervient dans les mouvements villositaires. Elle ne participe donc pas à la motricité digestive proprement dite.