Introduction
Muscle lisse
Oesophage
Estomac
Intestin
Colon
Défécation
Motricité digestive
Aspects morphologiques de la cellule musculaire digestive
Au sein des deux couches musculaires digestives, les fibres lisses sont groupées en faisceaux d'une douzaine de cellules
séparées par du tissu connectif.
Morphologie
La morphologie d'une cellule musculaire lisse varie fortement selon son état physiologique
(Figure).
Description
La cellule musculaire est uninucléée :
Sa longueur totale varie considérablement selon les états physiologiques : au repos elle atteint 500 à 700 µm et elle peut
se raccourcir de plus des trois-quarts de sa longueur (soit beaucoup plus que le muscle strié)
Dans sa plus grande largeur cette cellule a un diamètre de 5 à 8 cm.
Caveolae
La membrane est partout complète. Elle présente des invaginations régulièrement espacées, les caveolae qui augmentent la
surface d'échange de 60 %. Les caveolae sont l'équivalent des tubules transverses du muscle strié. Ils favorisent la
pénétration de la dépolarisation dans la cellule. Grâce à eux le calcium extracellulaire peut pénétrer plus profondément dans
le cytoplasme. Enfin, les caveolae ont des rapports étroits avec le réticulum endoplasmique
(Figure).
Gap jonction(jonctions lacunaires)
La surface des cellules musculaires lisses présente des « gap jonctions » qui sont des organes spécialisés de communication
entre cellules. Ces zones sont constituées par des molécules fonctionnant comme des pores ou des canaux liant les cellules
musculaires deux à deux. Ils permettent le passage de petites molécules ou d'ions assurant ainsi à la régulation de la
contraction de l'ensemble de la tunique musculaire
(Figure).
Organites cytoplasmiques
Les organites cytoplasmiques sont peu nombreux. Ils sont principalement surtout groupés autour du noyau :
Le chondriome est réduit,
Le réticulum peu développé est de type lisse. Il ne présente pas de spécialisations sous membranaires telles que les
citernes du muscle strié.
Pour l'essentiel le sarcoplasme est occupé par des myofilaments qui constituent l'appareil contractile de la cellule.
Appareil contractile
Actine et myosine
On trouve dans le muscle lisse les mêmes protéines contractiles que dans le muscle strié. Comme dans ce dernier il existe dans
la fibre lisse des filaments minces constitués d'actine, et des filaments épais formées de myosine.
Filaments intermédiaires
On trouve également des filaments intermédiaires. Ces derniers sont intéressants, car ils sont à l'origine d'un réseau
cellulaire qui joue le rôle d'un cytosquelette, on les trouve associés à un matériel amorphe : les bandes denses (sous-
membranaires) et les corps denses (intracytoplasmiques) dans lesquels sont amarrés les filaments d'actine
(Figure).
Les bandes denses constituent des alignements qui occupent la surface sous-membranaire (et sur toute sa longueur) laissée libre
par les caveolae (Figure).
La transmission de la contraction des protéines contractiles (principalement l'actine) à la membrane se fait aux bandes denses
par l'intermédiaire des corps denses. A l'évidence, le système des bandes denses et des corps denses correspond à la strie Z du
muscle strié sur lequel les filaments d'actine prennent appui pour glisser sur les filaments de myosine
Figure).
Mais par ailleurs, l'arrangement plus lâche des filaments d'actine et myosine dans la fibre musculaire lisse explique les
potentialités d'étirement et de raccourcissement beaucoup plus élevées que dans la fibre striée.
Couplage électromécanique
Le muscle lisse digestif présente un dispositif qui assure la cohésion mécanique des tuniques et un système de couplage
électrique de cellule à cellule qui permet le passage rapide du courant d'excitation vers les fibres éloignées de la zone de
dépolarisation membranaire initiale.
Couplage mécanique.
Un autre fait marquant est le couplage mécanique de cellule à cellule que l'on trouve dans le muscle digestif. Une aire
membranaire comportant des bandes denses peut être opposée à une formation similaire d'une cellule adjacente. Il se constitue
ainsi une jonction intermédiaire
(Figure).
Ces liaisons peuvent être considérées comme des demi-jonctions liant l'appareil contractile des différentes cellules d'un même
faisceau. Cette structure anatomique permet ainsi un lien mécanique direct de cellule à cellule.
Enfin, du tissu connectif : les septums intermusculaires, sépare les fibres digestives en faisceaux. Les données ultra
structurales les plus récentes montrent que certaines cellules musculaires sont liées mécaniquement ("amarrées") aux septums,
on considère donc actuellement Le tissu connectif fonctionne donc comme un système de tendons microscopiques insères insérés
dans la paroi et qui permet à la contraction musculaire de développer la tension nécessaire au déplacement du contenu digestif.
Couplage électrique
Cette liaison électrique intercellulaire est assurée par des « ponts » membranaires, les nexus, qui sont des zones de moindre
résistance électrique par ou se propage le courant d'excitation. Ces nexus sont des jonctions lacunaires (gap-junctions,
Figure) qui
constituent à la surface de la membrane cellulaire, un disque plan ou bien une aire ovalaire qui joint fermement une formation
similaire d'une autre cellule
(Figure). L'interstice entre
les deux membranes est très faible, de l'ordre de 2 à 3 nm ; et surtout il est équipé par un système de canaux de communications
entre le sarcoplasme des deux cellules. Par ces canaux de communication, des échanges d'ions et de molécules peuvent avoir lieu
sans contact avec le milieu extracellulaire. Les jonctions lacunaires réalisent en somme un couplage électrique entre les fibres
lisses, d'où le nom de « synapse électronique » qu'on leur donne parfois. En principe, est au moins dans la couche circulaire,
les propriétés de conduction (c'est à dire les propriétés de câble électrique) du muscle lisse sont d'autant plus élevées que
les nexus sont nombreux. Toutefois, la couche longitudinale, pourtant à peu près dépourvue de nexus, présente certaines
propriétaires conductrices; par ailleurs, en l'absence de toute jonction lacunaire, il existe un couplage électrique entre la
couche circulaire et la couche longitudinale. Ces deux faits démontrent qu'il existe certainement un autre dispositif de
couplage électrique, encore non identifié, dans le muscle digestif. Quoiqu'il en soit, ce sont les liaisons électriques
intercellulaires qui permettent de définir la musculature du tube digestif comme un syncytium fonctionnel.