Introduction Muscle lisse Oesophage Estomac Intestin Colon Défécation Motricité digestive

Régulation de la motricité de I'intestin grêle

Contrôle myogène

L'onde lente de l'intestin grêle naît de la couche longitudinale et se propage à la couche circulaire ou son amplitude augmente. Cette oscillation spontanée et rythmique du potentiel de repos contrôle la séquence motrice en tous les points de l'intestin grêle. Lorsque chaque onde lente est surchargée de potentiels d'action (comme durant la phase III du CMM), la fréquence des contractions mécaniques est maximale. La fréquence de l'onde lente diminue du duodénum à l'iléon. L'enregistrement systématique de l'activité électrique lente de tout l'intestin grêle a montré que le gradient de décroissance de fréquence n'est pas linéaire, mais organisé en plateaux. Les plateaux de fréquence sont de plus en plus courts lorsque l'on parcourt le grêle dans le sens oral-aboral. A chaque point entre les plateaux, la morphologie des ondes électriques est complexe, l'augmentation et la diminution de l'amplitude des ondes, leur caractère oscillant, suggère que l'on est en présence d'une zone d'interférence électrique. La transaction de l'intestin en n'importe quel point provoque une réduction marquée de la fréquence de l'onde lente dans le segment sous-jacent à la section. Ces phénomènes peuvent s'expliquer si l'on considère que chaque cellule musculaire est un oscillateur électrique à relaxation. L'intestin est donc constitué par une série de multiples oscillateurs couples électriquement par les nexus. La fréquence spontanée de chaque oscillateur décroît lorsque l'on parcourt l'intestin. En raison du couplage électrique, l'oscillateur d'amont (plus rapide) impose sa fréquence à celui d'aval (plus lent). Ce système est limité par le degré de couplage et l'importance de la différence de fréquence. Si la cellule suiveuse peut s'adapter au rythme de la cellule entraîneuse, il en résulte une égalité de fréquence de dépolarisation: de proche en proche un plateau de fréquence s'établit Si le couplage électrique est insuffisant et/ou si l'oscillateur d'aval ne peut suivre le rythme de l'oscillateur d'amont, il en résulte une rupture de fréquence : la cellule d'aval prend alors son propre rythme (plus lent). On comprend ainsi l'organisation en plateaux de fréquences régulièrement décroissantes dans l'intestin grêle.

Contrôle nerveux

L'innervation intrinsèque

Le rôle le du système nerveux entérique (SNE), peut être étudié sur des préparations in vitro dans lesquelles l'innervation intrinsèque contrôle la musculaire digestive indépendamment du système nerveux extrinsèque. Une telle préparation présente une activité spontanée intermittente de type segmentaire. La tétrodotoxine (agent qui bloque la dépolarisation nerveuse sans affecter la dépolarisation musculaire) provoque sur ce modèle l'apparition d'une activité de type spastique, c'est à dire une contraction maximale continue. Le SNE est donc à l'origine d'un tonus inhibiteur permanent. De plus, il est responsable des deux activités typiques du muscle intestinal : la segmentation et le péristaltisme. Enfin, il est à l'origine de l'iléus paralytique.

Système nerveux extrinsèque

Le système nerveux extrinsèque module les mécanismes de régulation intramuraux. A chaque instant, il régie le niveau de l'activité motrice en fonction des conditions changeantes du tube digestif et des autres organes.

Contrôle hormonal

A doses pharmacologiques, la plupart des peptides digestifs affectent la motricité intestinale, mais leur rôle physiologique réel est bien difficile a démontrer.